J'ai le c½ur qui bouillonne,
De dire tant d'horreurs,
A celle a qui je donne,
Autrefois tant de bonheur,
Crier, pleurer dans ses bras,
Que tout ne peut être mis à bas,
Les larmes sont au bord de l'âme,
L'âme au bord de la tombe,
La vie contemple ce drame,
Et me fais creuser ma catacombe
Mon sang devient tristesse,
Mon c½ur devient pierre,
Mes yeux deviennent éther,
Mes bras deviennent poussière,
Mes jambes deviennent terre,
Je n'ai plus la force de la regarder,
Je n'ai plus la force de lui parler,
Voudras-t-elle encore m'écouter,
Voudrais-t-elle encore m'adorer,
Promesse vaine et paroles lâchées,
Au gré des vents, trop de déveine,
Trop d'une vie sans cesse transpercée,
Trop de paroles vide et pleine,
Ma vie n'est autre que la lutte,
De ma raison et de ton bonheur,
J'ai fais tant d'erreurs,
Que ne peuvent, comme une flûte,
Être fermé à l'air,
Car c'est toi,
C'est mon frère,
Ce sont mes lois,
Qui me détruisent,
Mais te font vivre,
Pourras-tu y souscrire,
Je veux que tu puise,
L'âme de ces mots,
Qui ne sont plus des mots,
Mais qui sont les paroles du c½ur,
Les paroles du bonheur,
Commun ou incertain,
Pleure ou rit,
Mais ressent ces ½uvres.
JCb
